Depuis 2010, on assiste à une reconnaissance par des autorités en santé d’une forme de violence envers les femmes non mise au jour jusqu’alors: la violence obstétricale (manque de respect et maltraitance des femmes en train d’accoucher). Une charte a été rédigée sur les droits des femmes lors de l’accouchement par une organisation internationale, l’Alliance du Ruban blanc pour la maternité sans risque et lancée en 2012, deux ans après la publication d’un rapport-choc de USAID International. En 2012, avait lieu à La Haye, en Hollande, une première conférence internationale sur le sujet, et en septembre 2014, l’OMS faisait une déclaration sur le sujet à l’Assemblée générale des Nations-Unies à New York.

Même si dès les années 50, des femmes témoignent de cette réalité, les études sur le sujet furent rares, jusqu’en 2010, et généralement sans écho, sauf dans les milieux militants pour l’humanisation de l’accouchement. Au Québec, une étude exploratoire (2008-2012) féministe a eu lieu, financée par le CRI-VIFF, en collaboration avec le Regroupement Naissance-Renaissance. Plusieurs media ont, en 2014 au Québec, traité pour la première fois de violence obstétricale, ce qui suggère le début d’une prise de conscience sociale de l'existence cette forme de violence envers les femmes.

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Hélène Vadeboncoeur
 
Ce site web a pour objectif de compléter l’information fournie dans le livre Une autre césarienne ou un AVAC ? S’informer pour mieux décider. Il vise d’abord à fournir des renseignements provenant d’études scientifiques récentes, afin que les femmes et les couples puissent faire des choix éclairés à propos de la naissance de leur enfant. Les renseignements offerts sur de ce site ne constituent pas un avis médical.